Interview, Mohamed Benchicou : "Le Sahara lui échappe"
Parmi vos témoins, certains disent que Bouteflika ne connaît rien à l'Algérie, qu'il est Marocain. Est-il vraiment perçu comme tel par les Algériens ?
Attention, nos frères marocains ne doivent pas le prendre comme une prise à partie. Tous ceux qui disent que Bouteflika est Marocain veulent dire que c'est un étranger, un non Algérien. Nos frères marocains ont pris part à notre guerre de libération, alors il ne faut pas s'arrêter sur le qualificatif, c'est Bouteflika qui se comporte en étranger. Cet homme est une supercherie, une tromperie.
Avez-vous écrit ce livre pour vous venger de vos ennuis judiciaires ou pour faciliter la tâche à un autre candidat ?
Rien de tout cela. Je l'ai fait d'abord pour une raison égoïste : j'ai commencé ce livre le jour de mon anniversaire, le 1er mai 2003. Ce jour-là, je recevais Sid Ahmed Ghozali, un ami
d'enfance de Bouteflika. C'est seulement ensuite qu'on a commencé à me créer des problèmes. Je l'ai écrit parce que pour un journaliste, Bouteflika est un cas, un modèle. Rien n'a été écrit sur lui. Cet homme n'existe pas, il ne descend de personne, il n'est le successeur de personne, voilà l'imposture. Il nous a été vendu par les généraux et le régime. Maintenant, ils s'aperçoivent qu'il est incapable d'assurer la gestion. Mon livre n'a rien à voir non plus avec la présidentielle, cette question appartient aux politiciens, pas aux journalistes que je suis.
Vous écrivez que Bouteflika fait chanter l'armée en menaçant d'alerter l'opinion internationale pour demander des comptes sur certains massacres attribués à l'armée, mais pourquoi se laisse-t-elle faire ?
L'armée a amené Bouteflika au pouvoir pour ses talents d'orateur, mais il a tout de suite compris pourquoi l'armée l'avait fait venir. Alors il fait chanter les généraux à l'enquête sur les massacres suspects. Il leur a dit : "Si vous bronchez, vous allez avoir l'opinion internationale sur le dos". Les généraux se sont retrouvés un temps piégés par leur engagement de neutralité.
Vous dites que Bouteflika était plus accommodant que Boumédiène sur le Sahara ?
Bouteflika n'a jamais eu la moindre idée personnelle. Les trois dossiers les plus importants de ce temps-là lui échappaient complètement : le Sahara, l'accord Irak-Iran et le Front du refus. Pour le Sahara, l'option de Boumédiène et de l'armée était la fermeture à toute concession au Maroc. Bouteflika menait une diplomatie parallèle en Algérie et à l'étranger pour une position plus conciliatrice, une solution négociée.
Pensez-vous qu'il va remporter les élections ?
Bouteflika ne gagnera pas parce que c'est la pire chose qui puisse arriver à l'Algérie. Il l'a ruinée. Il s'est heurté de front à l'armée. Il a semé les germes de la crise la plus terrible qu'ait connu l'Algérie. Il nous a menés à la fitna (fronde). Regardez les émeutes incessantes, la Kabylie au bord de l'explosion. Bouteflika est devenu dangereux même pour l'armée. Aucune institution qui se respecte, comme l'ANP, ne peut lui donner un 2e mandat.
Vous rejoignez donc El watan et le général Lamari qui jugent que l'armée peut être amenée à "défendre la république" ?
Oui. Bien sûr, personne ne sait ce qui va se passer, mais l'armée ne le laissera pas gagner.
Propos recueillis par A.S http://www.telquel-online.com
Lettre à Mohamed Benchicou
ancien directeur du quotidien dissout Le Matin
Un peu de pudeur Benchicou
A la lecture d'une chronique de Mohamed Benchicou parue dans le quotidien Le Soir d'Algérie, je n'ai pas pu me retenir pour lui adresser cette lettre qui n'a toujours pas de réponse de la part de celui qui s'est toujours fait passer pour un redoutable polémiste.
Mohamed,
J'ai pas aimé qu'on te mette à l'abri pour une période de 2 ans, comme un vulgaire délinquant. Pour la simple raison que le pouvoir a condamné un lampiste et non pas ceux qui se cachaient derrière lui. D'ailleurs, je l'ai dit lors de la réunion de la FIJ à Bruxelles en présence de ton épouse et de ceux qui étaient venus te soutenir du bout des lèvres mais qui pensaient tout bas que tu méritais d'aller en prison. J'avais dit que j'étais contre ton emprisonnement parce que tu n'étais pas le seul à faire le change parallèle à la bourse du square Port Saïd. Vous êtes des milliers à le faire (en tous les cas, moi je ne l'ai jamais fait. Et quand il m'arrive d'envoyer de l'argent à ma mère, je passe par Western-Union et je garde toujours les preuves de l'envoi parce que je suis trop propre et je tiens à le rester) . Tu as vu comme Nezzar et ses pairs sont ingrats ; Non seulement ils n'ont rien fait pour t'éviter la prison, pis encore, ils ne t'ont même pas ramené une orange ou un paquet de cigarettes, les salauds ! (tu m'excuses de les traiter de salauds même s'ils sont tes amis).
Bien que le délit pour lequel tu as été condamné est ce qu'il y a de plus régulier puisque de l'avis de beaucoup de tes proches tu étais un spécialiste du change parallèle (un crime économique qui a appauvri l'Algérie). Mais, je reconnais que tu as été envoyé au cachot parce que tu as mélangé sales affaires et politique. Quand on est sale on ne doit pas ouvrir sa gueule. Il n'y a que les hommes propres comme moi (et je le dis fièrement) qui peuvent se permettre de dénuder les hommes du pouvoir. Ils ont remué ciel et terre pour me trouver le moindre point noir pour m'ester en justice ou me faire scandale dans la presse (tu les aurais servi volontiers), ils n'ont rien trouvé. C'est beau ça, n'est-ce pas ? Je paye cher le prix de mon intégrité et de ma probité et parfois on me prend pour un con, mais j'accepte de payer le prix .
Que penses-tu de quelqu'un qui est installé en France depuis 10 ans et qui refuse de demander la nationalité française, ni pour lui ni pour ses enfants ni pour son épouse, ne serait-ce que pour des facilités administratives ? Tu le qualifie pour un con, un fou ou un chouchou ? Moi ? je trouve que c'est trop fort ! Ce n'est pas donné à n'importe qui de le faire. Cela me coûte 860 ¤ par an et par enfant scolarisé en Belgique parce que je réside en France et j'ai choisi de scolariser mes enfants en Belgique. Et crois-moi, je ne roule pas sur l'or. Je ne fais pas de change parallèle non plus et je n'ai pas de rente. Je suis comme tu me l'as écrit une fois « un démuni », mais je suis HOMME et F'HAL comme on dit chez nous dans les Aurès Ichawiyen.
Contrairement à toi, je n'ai pas acheté une maison en France. Après 10 ans de présence dans ce pays, je suis toujours locataire. Quel comble ! Et même dans l'entreprise que j'ai créée pour publier le mensuel RACINES D'OUTRE-MED' je n'avais pour seul associé qu'un pauvre démuni comme moi. A deux, nous avons laissé nos économies dans ce magazine qui a dérangé du monde l'espace de 7 numéros avant qu'il ne rende l'âme. Et à ce jour, je continue de payer les dettes de ce sacré MAGAZINE. Je n'ai pas crée BIRD COMMUNICATION avec des gens friqués et je n'ai pas mis des parts au nom de ma belle mère. Tu comprends ce que je veux dire par là, mon cher Mohamed !
Tu t'en prenais à moi pour avoir publié La Mafia des Généraux à l'étranger et te voilà m'imiter quelques années plus tard.mais, toi tu agissais pour le compte de cette même mafia que tu as défendu "courageusement" au lendemain de la parution de mon livre en cherchant à entretenir, comme d'habitude, l'amalgame entre l'institution militaire et une bande de généraux voyous et mafieux. Pourtant, moi j'avais publié mon ouvrage en France parce que je ne pouvais pas faire autrement d'autant plus que je suis un réfugié politique.
Parce que je faisais mon boulot de journaliste en informant l'opinion publique sur les frasques de Khalifa, tu me traitais de "chouchou" et de "délateur". Pour toi, tant que tu mangeais dans la main de Khalifa (toi et tes filles comme tu me l'as avoué par écrit), il ne fallait pas dénoncer les pratiques scandaleuses du golden boy dont tu étais l'un des conseillers.
Je viens de lire ta chronique intitulée "Akli et Chakib" et je me suis vraiment marré en lisant ce passage "la chanteuse Amel Wahby nous traînait devant le juge pour l'avoir soupçonnée de recel du pactole Khalifa". Et toi, Mohamed, tu n'as pas commis le même délit que Amel wahby? En d'autres termes, tu n'as pas touché au pactole de Khalifa?
Je me suis marré encore plus et je n'ai pas pu me retenir pour te consacrer un peu de mon temps en t'écrivant ces lignes "Dieu merci, qu'il arrivait au Matin de révéler des choses avérées et cela suffit pour nous réconcilier avec l'idée que le journalisme sert parfois à quelque chose »; Non seulement Le Matin, sous ta conduite ne faisait aucune révélation sur le scandale Khalifa alors que tu connaissais beaucoup de choses, mais il faisait pire. Le Matin ne souffla pas mot sur l'arrestation de Djamel Guelmi à l'aéroport d'Alger en possession de ses sacs bourrés de billets de banque. C'est ça le journalisme à la Benchicou? Un journalisme auquel je consacre tout un chapitre dans mon prochain livre "Khalifa est-il un escroc ou un homme de paille?".
Si Khalifa a commis l'escroquerie du siècle sur le plan financier, toi Mohamed, tu as commis l'escroquerie du siècle sur le plan moral en transformant une condamnation pour une affaire de droit commun en une condamnation politique. Eh! oui... en te lisant, il me revient toujours à l'esprit cet adage arabe qui te va comme un gant "il n'y a pas plus loquace qu'une pute pour parler d'honneur!" et je ne comprends pas pourquoi tu te fâches.
SANS RANCUNE AUCUNE
Le démuni et honnête Hichem ABOUD
le 27 janvier 2007
Parmi vos témoins, certains disent que Bouteflika ne connaît rien à l'Algérie, qu'il est Marocain. Est-il vraiment perçu comme tel par les Algériens ?
Attention, nos frères marocains ne doivent pas le prendre comme une prise à partie. Tous ceux qui disent que Bouteflika est Marocain veulent dire que c'est un étranger, un non Algérien. Nos frères marocains ont pris part à notre guerre de libération, alors il ne faut pas s'arrêter sur le qualificatif, c'est Bouteflika qui se comporte en étranger. Cet homme est une supercherie, une tromperie.
Avez-vous écrit ce livre pour vous venger de vos ennuis judiciaires ou pour faciliter la tâche à un autre candidat ?
Rien de tout cela. Je l'ai fait d'abord pour une raison égoïste : j'ai commencé ce livre le jour de mon anniversaire, le 1er mai 2003. Ce jour-là, je recevais Sid Ahmed Ghozali, un ami
d'enfance de Bouteflika. C'est seulement ensuite qu'on a commencé à me créer des problèmes. Je l'ai écrit parce que pour un journaliste, Bouteflika est un cas, un modèle. Rien n'a été écrit sur lui. Cet homme n'existe pas, il ne descend de personne, il n'est le successeur de personne, voilà l'imposture. Il nous a été vendu par les généraux et le régime. Maintenant, ils s'aperçoivent qu'il est incapable d'assurer la gestion. Mon livre n'a rien à voir non plus avec la présidentielle, cette question appartient aux politiciens, pas aux journalistes que je suis.
Vous écrivez que Bouteflika fait chanter l'armée en menaçant d'alerter l'opinion internationale pour demander des comptes sur certains massacres attribués à l'armée, mais pourquoi se laisse-t-elle faire ?
L'armée a amené Bouteflika au pouvoir pour ses talents d'orateur, mais il a tout de suite compris pourquoi l'armée l'avait fait venir. Alors il fait chanter les généraux à l'enquête sur les massacres suspects. Il leur a dit : "Si vous bronchez, vous allez avoir l'opinion internationale sur le dos". Les généraux se sont retrouvés un temps piégés par leur engagement de neutralité.
Vous dites que Bouteflika était plus accommodant que Boumédiène sur le Sahara ?
Bouteflika n'a jamais eu la moindre idée personnelle. Les trois dossiers les plus importants de ce temps-là lui échappaient complètement : le Sahara, l'accord Irak-Iran et le Front du refus. Pour le Sahara, l'option de Boumédiène et de l'armée était la fermeture à toute concession au Maroc. Bouteflika menait une diplomatie parallèle en Algérie et à l'étranger pour une position plus conciliatrice, une solution négociée.
Pensez-vous qu'il va remporter les élections ?
Bouteflika ne gagnera pas parce que c'est la pire chose qui puisse arriver à l'Algérie. Il l'a ruinée. Il s'est heurté de front à l'armée. Il a semé les germes de la crise la plus terrible qu'ait connu l'Algérie. Il nous a menés à la fitna (fronde). Regardez les émeutes incessantes, la Kabylie au bord de l'explosion. Bouteflika est devenu dangereux même pour l'armée. Aucune institution qui se respecte, comme l'ANP, ne peut lui donner un 2e mandat.
Vous rejoignez donc El watan et le général Lamari qui jugent que l'armée peut être amenée à "défendre la république" ?
Oui. Bien sûr, personne ne sait ce qui va se passer, mais l'armée ne le laissera pas gagner.
Propos recueillis par A.S http://www.telquel-online.com
Lettre à Mohamed Benchicou
ancien directeur du quotidien dissout Le Matin
Un peu de pudeur Benchicou
A la lecture d'une chronique de Mohamed Benchicou parue dans le quotidien Le Soir d'Algérie, je n'ai pas pu me retenir pour lui adresser cette lettre qui n'a toujours pas de réponse de la part de celui qui s'est toujours fait passer pour un redoutable polémiste.
Mohamed,
J'ai pas aimé qu'on te mette à l'abri pour une période de 2 ans, comme un vulgaire délinquant. Pour la simple raison que le pouvoir a condamné un lampiste et non pas ceux qui se cachaient derrière lui. D'ailleurs, je l'ai dit lors de la réunion de la FIJ à Bruxelles en présence de ton épouse et de ceux qui étaient venus te soutenir du bout des lèvres mais qui pensaient tout bas que tu méritais d'aller en prison. J'avais dit que j'étais contre ton emprisonnement parce que tu n'étais pas le seul à faire le change parallèle à la bourse du square Port Saïd. Vous êtes des milliers à le faire (en tous les cas, moi je ne l'ai jamais fait. Et quand il m'arrive d'envoyer de l'argent à ma mère, je passe par Western-Union et je garde toujours les preuves de l'envoi parce que je suis trop propre et je tiens à le rester) . Tu as vu comme Nezzar et ses pairs sont ingrats ; Non seulement ils n'ont rien fait pour t'éviter la prison, pis encore, ils ne t'ont même pas ramené une orange ou un paquet de cigarettes, les salauds ! (tu m'excuses de les traiter de salauds même s'ils sont tes amis).
Bien que le délit pour lequel tu as été condamné est ce qu'il y a de plus régulier puisque de l'avis de beaucoup de tes proches tu étais un spécialiste du change parallèle (un crime économique qui a appauvri l'Algérie). Mais, je reconnais que tu as été envoyé au cachot parce que tu as mélangé sales affaires et politique. Quand on est sale on ne doit pas ouvrir sa gueule. Il n'y a que les hommes propres comme moi (et je le dis fièrement) qui peuvent se permettre de dénuder les hommes du pouvoir. Ils ont remué ciel et terre pour me trouver le moindre point noir pour m'ester en justice ou me faire scandale dans la presse (tu les aurais servi volontiers), ils n'ont rien trouvé. C'est beau ça, n'est-ce pas ? Je paye cher le prix de mon intégrité et de ma probité et parfois on me prend pour un con, mais j'accepte de payer le prix .
Que penses-tu de quelqu'un qui est installé en France depuis 10 ans et qui refuse de demander la nationalité française, ni pour lui ni pour ses enfants ni pour son épouse, ne serait-ce que pour des facilités administratives ? Tu le qualifie pour un con, un fou ou un chouchou ? Moi ? je trouve que c'est trop fort ! Ce n'est pas donné à n'importe qui de le faire. Cela me coûte 860 ¤ par an et par enfant scolarisé en Belgique parce que je réside en France et j'ai choisi de scolariser mes enfants en Belgique. Et crois-moi, je ne roule pas sur l'or. Je ne fais pas de change parallèle non plus et je n'ai pas de rente. Je suis comme tu me l'as écrit une fois « un démuni », mais je suis HOMME et F'HAL comme on dit chez nous dans les Aurès Ichawiyen.
Contrairement à toi, je n'ai pas acheté une maison en France. Après 10 ans de présence dans ce pays, je suis toujours locataire. Quel comble ! Et même dans l'entreprise que j'ai créée pour publier le mensuel RACINES D'OUTRE-MED' je n'avais pour seul associé qu'un pauvre démuni comme moi. A deux, nous avons laissé nos économies dans ce magazine qui a dérangé du monde l'espace de 7 numéros avant qu'il ne rende l'âme. Et à ce jour, je continue de payer les dettes de ce sacré MAGAZINE. Je n'ai pas crée BIRD COMMUNICATION avec des gens friqués et je n'ai pas mis des parts au nom de ma belle mère. Tu comprends ce que je veux dire par là, mon cher Mohamed !
Tu t'en prenais à moi pour avoir publié La Mafia des Généraux à l'étranger et te voilà m'imiter quelques années plus tard.mais, toi tu agissais pour le compte de cette même mafia que tu as défendu "courageusement" au lendemain de la parution de mon livre en cherchant à entretenir, comme d'habitude, l'amalgame entre l'institution militaire et une bande de généraux voyous et mafieux. Pourtant, moi j'avais publié mon ouvrage en France parce que je ne pouvais pas faire autrement d'autant plus que je suis un réfugié politique.
Parce que je faisais mon boulot de journaliste en informant l'opinion publique sur les frasques de Khalifa, tu me traitais de "chouchou" et de "délateur". Pour toi, tant que tu mangeais dans la main de Khalifa (toi et tes filles comme tu me l'as avoué par écrit), il ne fallait pas dénoncer les pratiques scandaleuses du golden boy dont tu étais l'un des conseillers.
Je viens de lire ta chronique intitulée "Akli et Chakib" et je me suis vraiment marré en lisant ce passage "la chanteuse Amel Wahby nous traînait devant le juge pour l'avoir soupçonnée de recel du pactole Khalifa". Et toi, Mohamed, tu n'as pas commis le même délit que Amel wahby? En d'autres termes, tu n'as pas touché au pactole de Khalifa?
Je me suis marré encore plus et je n'ai pas pu me retenir pour te consacrer un peu de mon temps en t'écrivant ces lignes "Dieu merci, qu'il arrivait au Matin de révéler des choses avérées et cela suffit pour nous réconcilier avec l'idée que le journalisme sert parfois à quelque chose »; Non seulement Le Matin, sous ta conduite ne faisait aucune révélation sur le scandale Khalifa alors que tu connaissais beaucoup de choses, mais il faisait pire. Le Matin ne souffla pas mot sur l'arrestation de Djamel Guelmi à l'aéroport d'Alger en possession de ses sacs bourrés de billets de banque. C'est ça le journalisme à la Benchicou? Un journalisme auquel je consacre tout un chapitre dans mon prochain livre "Khalifa est-il un escroc ou un homme de paille?".
Si Khalifa a commis l'escroquerie du siècle sur le plan financier, toi Mohamed, tu as commis l'escroquerie du siècle sur le plan moral en transformant une condamnation pour une affaire de droit commun en une condamnation politique. Eh! oui... en te lisant, il me revient toujours à l'esprit cet adage arabe qui te va comme un gant "il n'y a pas plus loquace qu'une pute pour parler d'honneur!" et je ne comprends pas pourquoi tu te fâches.
SANS RANCUNE AUCUNE
Le démuni et honnête Hichem ABOUD
le 27 janvier 2007